Elevage

Publié le 25 juillet 2025 

PÂTURAGE
De la haute qualité à bas coût

La mise à l’herbe est une étape cruciale pour les bêtes mais aussi et surtout l’éleveur qui va pouvoir faire manger ses animaux à volonté à « moindre coût ».
L’herbe qui commence à pousser dans notre région à partir de la sortie d’hiver (vers la mi-mars) est la seule denrée accessible directement au champ par les bêtes. Elle peut posséder une valeur alimentaire forte.
L’herbe assure un apport en fibre, en azote et en énergie suffisant pour répondre aux différents besoins des animaux selon leur âge, la physiologie et leur métabolisme.

Les différents besoins

• L’entretien (assurer la survie de l’animal et le fonctionnement de son organisme).
• Le développement selon l’âge (la croissance des génisses)
• La production (lactation, élever un veau ou encore engraissement)
Pour optimiser cette consommation d’herbe afin d’avoir tout au long de la saison, une pousse en quantité et sur la durée est nécessaire. Pour cela plusieurs leviers sont utilisables.

Les différentes pratiques à mettre en place avant l’entrée des bêtes sur la parcelle

Le broyage des refus de la saison précédente, ainsi que des adventices de l’hiver. Cela aura pour but de laisser la place à une herbe jeune qui ne sera pas concurrencée par d’autres plantes non désirées. S’il est réalisé durant l’hiver cela apporte une source de matière organique supplémentaire non négligeable à la parcelle pour reconstituer ses stocks dans le sol.
La fauche des parcelles en amont peut permettre de ramasser une certaine quantité et qualité de fourrage pour nettoyer la parcelle. On peut donc dans ce cas là commencer à engranger des stocks qui peuvent être soit ensilés, enrubannés ou distribués en vert (car difficile de sécher en début de saison).
Lorsque les animaux sont lâchés dans les parcours, il va falloir gérer les stocks sur pied et pour cela il existe de nombreuses pratiques plus ou moins faciles à mettre en place. Ces dernières auront pour but de valoriser un maximum d’herbe pour ne pas la gâcher ; tout en répondant aux besoins des animaux.

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Dorian Serene Montrouziès
ALMA 82

 

 

Publié le 15 juillet 2025 

OVINS
Un temps de recul pour réfléchir ensemble à ses pratiques

Soucieux de bien recevoir, Lilian Devaurs, éleveur de 600 brebis Lacaune et rouge de l’Ouest sur la commune de Moissac, avait préparé un coin réunion à côté de ses bêtes, pour accueillir un groupe d’éleveurs sur son exploitation. L’organi-sation de producteurs Aprovia, qui rassemble 200 adhérents, installés principalement en Aveyron, dans le Tarn-et-Garonne, le Lot et le Tarn, y organisait le 12 juin dernier une rencontre ouverte à tous, sur le thème de la santé des animaux. Objectif de l’OP : créer une dynamique sur le secteur Tarn-et-Garonnais avec ce type d’interventions techniques, qui seront proposées au moins deux fois par an dans notre département, pour « monter en puissance sur différents thèmes qui fédèrent », rapporte Amandine Craygues, responsable technique.

L’approche globale, base de l’appui technique

L’ALMA 82, qui gère une section petits ruminants comprenant 450 propriétaires d’animaux dont 150 éleveurs professionnels, introduisait cette journée avec l’intervention de Valentin Auréjac, technicien. L’approche globale de la santé des animaux, thème de la matinée, peut se résumer en un concept de prévention et d’anticipation des besoins de l’animal, prenant en compte un ensemble de paramètres interconnectés tels que, entre autres, l’alimentation, l’eau, ou encore la gestion des prairies. La finalité étant, grâce à l’évolution des pratiques, de répondre aux besoins et aux attentes des éleveurs confrontés à des pertes d’élevage, ou souhaitant accroitre leur productivité. La technicité, un levier majeur d’amélioration donc. Il existe une volonté commune, à l’échelle nationale, de former des techniciens GDS à cette approche. Pour cela un réseau de fermes référentes est en train de se mettre en place. Celles-ci feront l’objet d’expérimentations et de suivis, visant à construire des méthodes transposables. Deux exploitations feront partie de ce projet pour le département du Tarn-et-Garonne.

« Le premier pilier de cette approche, c’est l’eau » annonce Emilie Laffont, conseillère pour le GDS du Lot. Changer simplement le type d’abreuvoir ou encore veiller à ce que les points d’eau ne soient pas uniquement dans les angles, car la brebis, animal prédaté, aura tendance à ne pas s’y sentir en sécurité. Vérifier la qualité des fourrages, l’organisation générale du bâtiment ou encore les perturbations électromagnétiques qui pourraient avoir une influence sur le bien-être des animaux, sont autant d’exemples de paramètres à surveiller et à faire évoluer progressivement, pour une meilleure gestion du troupeau.

Outils de mesures indispensables

L’intervention du GDS 46 a aussi montré que de simples outils de mesures sont d’un bon appui pour suivre la santé de ses animaux à différents stades. Pour « être efficace et rapide », se doter d’un pH mètre, de réfractomètres densité et brix ou encore d’un glucomètre permet de réaliser différents types de mesure utiles. Surveiller l’hydratation des bêtes par exemple, ou encore la qualité du colostrum.

Concentrés de plantes fermentées

L’après-midi, la société Kéfikare - anciennement Caribou – basée à Réalville, présentait ses produits pour l’élevage. Elle fabrique notamment, à partir d’extractions aqueuses de végétaux, ensuite fermentées, des compléments alimentaires pouvant accompagner le développement de l’animal à différents stades.

Riche en questions et échanges entre participants qui ont ponctué les interventions, la journée, comme un temps de recul, aura certainement suscité d’autres interrogations, et peut-être l’envie de participer à une nouvelle rencontre ?

Raphaëlle Lenoble

 

Présentation d’outils de mesures en complément de la partie théorique

Publié le 18 juin 2025 

VOLAILLES ET PALMIPEDES GRAS
Bilan et ambitions de l’AVP 82

L’association des producteurs de volailles et palmipèdes gras de Tarn-et-Garonne (AVP 82) a tenu son assemblée générale le lundi 26 mai dernier. À l’ordre du jour : bilan des actions 2024 et jusqu’à ce jour, point sur les finances, ambitions 2025-2026 mais aussi échanges sur l’actualité et la recherche de nouveaux membres. Tristan Cordier, président, a rappelé les grandes missions de l’association : représenter les producteurs et fédérer un réseau, informer et accompagner les éleveurs et communiquer sur la filière. Et d’ajouter : « On est une petite filière mais il faut qu’on arrive à se faire voir ».

La structure, qui comptait 70 adhérents il y a 5 ans, en dénombre aujourd’hui 33. Une chute expliquée par un cumul d’éléments, notamment des arrêts ou changements de filière suite à la grippe aviaire. Depuis l’an dernier un nouveau conseiller avicole, Arthur de Fonclare, a été embauché par la Chambre d’agriculture 82, et, sur une partie de son temps de travail, mis à disposition pour l’animation de l’association via une convention. Une arrivée bienvenue pour accompagner et redynamiser les activités du groupe de producteurs. Ainsi en 2024 l’AVP 82 a participé à l’événement « Bienvenue à la campagne » en y proposant deux ateliers : l’un à destination des écoliers le vendredi, et l’autre visant le grand public le samedi et le dimanche, à travers des dégustations avec un producteur, en association avec les vins de Fronton. Des animations « conviviales, à reproduire cette année », commente l’animateur. Des fiches d’informations sur les modes d’élevage, la commercialisation et la consommation ont été diffusées sur les salons : « ça nous permet d’attirer l’oeil puis d’expliquer comment on produit dans le Tarn-et-Garonne » précise le président. En termes de communication, une campagne radio a été réalisée pour les fêtes, renvoyant vers une fiche de contacts de producteurs. Également la présence aux différents rendez-vous de la filière, avec le CIFOG* dont l’AVP fait partie depuis plusieurs années, et l’AFRAC**, structure régionale intégrée cette année. Enfin l’association a entamé un travail de recensement des producteurs du 82, souhaitant faire grossir ses rangs pour bénéficier d’autant plus de la force du collectif.

2025-2026

Seront reconduits pour l’année en cours et celle à venir : la participation à « Bienvenue à la campagne », une campagne de communication sur les produits avant les fêtes, ainsi que l’accompagnement réglementaire. Et des nouveautés sont à venir, telles que le développement des réseaux sociaux ou encore la production d’un calendrier rassemblant recettes et photos. L’association est aussi en veille sur un projet de « Tarn-et-Garonne tourisme », en réflexion sur la création d’une marque de produits départementaux.


*Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras
**Association des Filières Régionales Avicoles et Cunicoles d'Occitanie

Raphaëlle Lenoble

Président de l’association, Tristan Cordier (à droite sur la photo) a conduit l’assemblée générale, aux côtés d’Arthur de Fonclare, animateur