Elevage

Publié le 19 avril 2024

ELVEA 82 : Jouer collectif

Vendredi 29 mars dernier, la salle des fêtes de Mirabel accueillait l’assemblée générales d’ELVEA 82.

Gouvernance
L’assemblée a entériné la nouvelle composition du bureau de l’association (lire encadré), dont la présidence est désormais assurée par Gilles Vidal, éleveur d’Aubrac à Caylus. Jusqu’alors, il en était le co-président aux côtés de Serge Cammas qui a souhaité se retirer. Le nouveau président a rappelé son attachement au slogan d’ELVEA 82 : « Eleveurs et acheteurs associés ».

Fonctionnement
Comme ses prédécesseurs, Gilles Vidal a lourdement insisté auprès de ses pairs sur le nécessaire respect de règles permettant le bon fonctionnement de l’association. Le caractère obligatoire du bon d’enlèvement, « bien rempli » a été rappelé : « c’est la preuve de votre livraison et il peut vous servir de justificatif lors d’un contrôle PAC ou en cas de litige ». Il en va de même pour la remontée des informations commerciales, « nécessaire pour le respect des statuts ». Or, une forte baisse a été constatée en 2023, « c’est important pour l’agrément, il faut 5 000 UGB ».

Economie
Le bilan des ventes sur l’année 2023 fait globalement apparaître, toutes les catégories confondues, une amélioration du prix moyen par rapport à 2022, « et c’est tant mieux ! » s’est félicité Gilles Vidal. En revanche, le concours-vente d’animaux de boucherie organisé annuellement par ELVEA à Bexianis n’a pas permis d’apporter aux exposants une différenciation de prix par rapport aux ventes en ferme, a-t-il regretté : « On espère une augmentation pour le concours 2024 » qui sera organisé le dernier week-end de septembre. Il a poursuivi sur la salle de découpe de Bexianis pour indiquer qu’ELVEA, l’ALMA et la CIAM avaient fait une offre de reprise commune « pour essayer de sauver ce qui est sauvable ».

Sanitaire
Les discussions se sont poursuivies sur la conjoncture élevage, notamment sur les problématiques sanitaires : « On va avoir des vagues de MHE et de FCO. Vaccinez vos veaux et vos vaches contre la FCO. » a alerté le président de l’ALMA, Jean-Philippe Viguié. Qui a conseillé de vacciner veaux et vaches tout en modulant : « à chaque éleveur sa stratégie ». La directrice adjointe de la DDETSPP, Fanny Ralambo est allée dans le même sens : « Des événements sanitaires arrivent et on va être au milieu. Votre action sur la vaccination est hyper importante. Faites les actions de base, quarantaine et isolement. » a-t-elle insisté. Une discussion s’est alors engagée sur la vaccination du cheptel de souche. La matinée s’est poursuivie avec l’intervention d’un nutritionniste sur les rations d’engraissement. Dominique Forneris


Le nouveau bureau
Président : Gilles Vidal Président adjoint : Fabrice Calvy Trésorier : Régis Buzenac Trésorier adjoint : Bruno Garrigues Secrétaire : Maxime Couderc Secrétaire adjoint : Thierry Cassagnou Membres : Bastien Roux et Stéphane Roux


Fiche d’identité au 31 décembre 2023
• 178 adhérents, (dont 7 nouveaux en 2023)
• 158 éleveurs de bovins viande
• 20 éleveurs ovins (suivis par Laure Calmette)
• 2 techniciens : Luc Mege et Lucas L’Houssni

Missions :
• Appui administratif : PAC, Directive nitrates et registre phyto, PSE, subventions petit équipement
• Appui technique : bilan de reproduction, performances techniques, résultats économiques


DF

Publié le 5 avril 2024

Volailles et palmipèdes gras : l'AVP 82 se remet en marche avec détermination

A l’initiative d’un groupe de producteurs emmenés par Tristan Cordier, et avec le soutien de la Chambre d’agriculture, l’AVP82, association pour le développement de l’aviculture et du palmipède gras, s’est réunie en assemblée générale le 22 mars à Montauban afin de relancer ses activités.

Au service des producteurs indépendants de volailles et de palmipèdes du Tarn-et-Garonne, l’AVP 82 avait un temps suspendu ses activités, faisant les frais d’un cumul de facteurs déstructurants, période post-Covid et déficit en temps d’animation notamment. Avec le recrutement d’un nouveau conseiller avicole par la Chambre d’agriculture, Arthur de Fonclare, qui sera pour une partie de temps de travail chargé de l’animation de l’AVP82 ; avec la mise en place de la vaccination contre l’influenza aviaire (114 643 premières doses et 98 284 deuxièmes doses ont été effectuées en Tarn-et-Garonne), le contexte est désormais favorable à l’action collective : « L’association doit se relancer ! » pose Tristan Cordier.

Accompagner et défendre

Il fait état des attentes exprimées par les producteurs, notamment en accompagnement sur les aspects sanitaires et réglementaires de leur activité. Il soulève également la nécessité d’une représentation aux niveaux régional (GIE Elevage Occitanie, AFRAC…) et national (CNADA, CIFOG…) afin de faire entendre les spécificités des élevages du département. Il convient également de reprendre et renouveler les actions de communication et de promotion autour du gras mais aussi des volailles.

Dominique Forneris

 


 

Publié le 9 février 2024

MHE: Les dispositifs d'indemnisation ouverts le 5 février

Le premier dispositif d’indemnisation a pour objectif la prise en compte à hauteur de 90% des frais liés aux traitements vétérinaires ayant été nécessaires pour soigner les animaux malades et d’autre part de l’indemnisation des animaux morts ou euthanasiés des suites de la maladie. Sont éligibles les exploitations agricoles ayant fait l’objet d’une suspicion clinique posée par le vétérinaire de l’élevage et confirmée par un résultat d’analyse positif entre le 19 septembre et le 31 décembre 2023. La solidarité professionnelle prendra le relais, avec l’appui de l’État, pour les foyers intervenus à compter du 1er janvier 2024 au travers du fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) : le fonds indemnisera au même taux les frais vétérinaires et les animaux morts. Ce dispositif est complété par le déploiement d’un fonds d’urgence de 50 M€ pour apporter une aide de trésorerie exceptionnelle aux acteurs professionnels, éleveurs et commerçants en bestiaux, durement touchés par la maladie. Sont éligibles au fonds d’urgence :
- les exploitations de bovins situées dans les départements les plus impactés par la MHE (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Landes, Pyrénées-Atlantiques). En dehors de ces départements, les exploitations de bovins ayant été confirmées foyer par analyse PCR entre le 19 septembre 2023 et le 31 décembre 2023 sont également éligibles ;
- les exploitations de petits ruminants ayant été confirmées foyer par analyse PCR entre le 19 septembre 2023 et le 31 décembre 2023 ;
- les commerçants en bestiaux impactés par la fermeture temporaire du marché italien et ayant une activité significative dans les départements suivants : Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Tarn, Tarn-et-Garonne ;
- les opérateurs commerciaux de bovins impactés par la fermeture du marché algérien. Afin de permettre les premiers paiements dès le mois de février, le montant des indemnisations versées sera calculé sur une base forfaitaire déterminée localement.

D’après communiqué,