Productions végétales

Publié le 22 décembre 2025

VERGERS EN FIN DE VIE : QUELLES SOLUTIONS ?
Démonstrations très attendues

Jeudi 11 décembre dernier, la Chambre d’agriculture 82 organisait une rencontre technique à propos des alternatives au brûlage des arbres en fin de vie. Au programme : présentation d’une fiche technique (à lire en partie ci-contre) intégrant notamment les bénéfices du broyage et une synthèse comparative des coûts et, le plus attendu, des démonstrations de matériel sur un verger en fin de vie au lycée agricole de Capou. Un verger de pruniers japonais qui sera pour moitié broyé et pour l’autre arrachée avec sortie du bois, afin de comparer l’effet du broyage, analyses de sol à l’appui.

Une cinquantaine de personnes, agriculteurs et lycéens, assistait à cette après-midi sur le terrain. « Cela fait 3 ans qu’on travaille sur les alternatives au brûlage » annonçait Marie Dordolo, conseillère arboriculture, et de compléter : « l’idée du broyage, c’est de bénéficier d’une matière organique précieuse », qui part donc en fumée en cas de brûlage. Son collègue Alban Soleau, conseiller d’entreprise sur les questions sol, eau et climat, intervenait à propos du stockage du carbone. Principaux freins, que la Chambre d’agriculture essaye de lever par ce type de rencontre : le temps de préparation du verger, le coût du broyage, les repousses ou encore la faim d’azote. Différents broyeurs étaient vus en direct avec les démonstrations réalisées par l’entreprise Malmon, basée à Lafrançaise. La transformation en plaquettes pour chaudières de grosse capacité était aussi présentée par Alliance Forêts Bois, ainsi qu’un projet de relance de la filière bois, issu de la collaboration entre la fédération des CUMA, Campagnes Vivantes et le syndicat départemental des déchets.

RL

A lire dans notre édition du 19 décembre : un article sur les alternatives au brûlage

Publié le 22 décembre 2025

SYNDICAT DES VINS DES CÔTEAUX DU QUERCY
Adapter le vignoble aux nouveaux enjeux

Réunis en assemblée générale le 10 décembre à Castenau-Montratier sous la présidence de Mathieu Quebre, les vignerons des côteaux du Quercy ont fait le bilan d’une saison 2024/2025 morose. Avec 179 ha revendiqués, l’appellation continue de régresser sous les contraintes du climat et de la demande en berne. La récolte 2024 a été marquée par le gel printanier suivi d’une sécheresse excessive qui ont compromis les rendements. Celle de 2025 pâtit pour sa part des deux épisodes caniculaires de fin juin puis début août. Les récoltes 2024 et 2025 sont donc mauvaises, bien trop faibles pour redonner un peu d’espoir. Parallèlement, la consommation de vin rouge continue de s’effondrer en France, le marché est très morose avec des prix qui ne cessent de se tasser ! Si les vins blancs s’en sortent mieux et les rosés aussi, c’est vers ces deux couleurs qu’il faut désormais entrevoir l’avenir du vignoble.

Modifier le cahier des charges

Les vignerons font le constat que leur cépage principal, le cabernet franc, apparaît très fragilisé, d’abord par sa forte sensibilité aux coups de chaleur puis par son manque de résistance aux maladies du bois. Ils souhaitent donc modifier le cahier des charges de l’appellation pour mettre en avant de nouveaux cépages comme le gamay, le merlot, le cot ou le tannat. Ils veulent aussi simplifier les modalités de la taille et enfin réduire l’assemblage à deux cépages minimum. Mais la sensibilité à la sécheresse reste un problème persistant qui ne trouvera de solution que dans la possibilité d’irriguer les vignes. Face aux coups de chaleur récurrents, cela devient désormais un enjeu majeur pour sauver les récoltes. Toutes ces adaptations exigent l’adoption de modifications du cahier des charges de l’appellation, une démarche qu’a lancée le syndicat en partenariat avec l’INAO.

Promotion et communication

Le syndicat maintient néanmoins son travail de promotion avec ses moyens qui restent limités. Il a organisé sa fête estivale mais la canicule a fait baisser l’affluence et la vente de vin. Il continue de communiquer via les réseaux sociaux et s’implique dans le programme vignoble et découverte en participant à des soirées comme celle de Gandoulès ou le festival des châteaux de Bruniquel. Il bénéficiera en 2026 de la rénovation de l’office de tourisme de Montpezat de Quercy qui intègre un espace muséographique dédié à la polyculture et à la vigne. Le président Mathieu Quebre remerciait tous les partenaires qui le soutiennent, les Chambres d’agriculture, l’IVSO, la communauté des communes du pays midi Quercy.

La Défense Paysanne du Lot

 

Publié le 9 décembre 2025

VITICULTURE
La fédération des vins en AG

Sous la co-présidence de Michelle Selle et Philippe Romain, la fédération des vins de Tarn-et-Garonne tenait son assemblée générale le 25 novembre dernier, accueillie par le domaine de Montels à Albias. Point sur 2025, projets 2026, et zoom sur le travail mené avec « Tarn-et-Garonne tourisme », étaient à l’ordre du jour.

Un stand collectif, ouvert à toutes les appellations du 82, a été tenu par la fédération lors du week-end « Bienvenue à la campagne » à Montbeton, en septembre. Il était aussi rappelé un travail démarré il y a deux ans, qui s’est poursuivi en 2025, avec la jeune chambre économique (JCE) de Tarn-et-Garonne : les soirées « Tous les VINgt du mois ». Ces événements mettent à l’honneur un domaine viticole de notre département ou une appellation, et un lieu tarn-et-garonnais, un restaurateur la plupart du temps. Dernier en date, le 20 octobre : les vins du Brulhois, dégustés au nouveau bar à tapas « Le Z », à côté de la cathédrale de Montauban. Pour 2026, la fédération est en réflexion pour tenir des stands sur des salons et événements toulousains pour faire rayonner les vins tarn-et-garonnais. Enfin, il a été décidé de rechercher un ou une stagiaire qui serait en charge de créer des supports de communication communs aux appellations du Tarn-et-Garonne.

Travail de synergie

L’association « Tarn-et-Garonne tourisme » intervenait pour présenter l’évolution de leur labellisation « Vignobles et découvertes », qui vise à promouvoir le tourisme viticole (lire notre article qui traitait entre autres de ce sujet en dernière page de l’Action agricole du 7 novembre 2025). Comme le journal vous l’annonçait dernièrement, 5 appellations de notre département sont dorénavant regroupées sous ce label (la labellisation « Vignobles et découvertes » de l’AOP Fronton est quant à elle portée par le département de Haute-Garonne). Le nom « Vignobles des coteaux à la Garonne » a été choisi pour les représenter au mieux. Objectif de ce regroupement : mettre en lumière l’ensemble des appellations, notamment en étant « beaucoup plus présents sur les supports de communication ». Et cela encouragera d’autant plus le travail avec un ensemble d’acteurs du territoire, autour de l’oenotourisme.

Une autre action majeure que « Tarn-et-Garonne tourisme » aura à mener en lien avec le vin : l’accueil de la Mad Jacques en 2026, course d’aventure sur un week-end, rassemblant quelques 3 000 participants ! Le Tarn-et-Garonne sera ainsi le premier département à l’organiser en Occitanie. Et c’est la thématique des vignobles qui a été choisie. Des « checkpoints » dégustations sont prévus sur le parcours. Là aussi l’événement permettra de bénéficier d’une communication digitale importante, et incitera un public jeune à découvrir notre territoire au travers des domaines viticoles, portes d’entrée de cette découverte.

Raphaëlle Lenoble