Productions végétales

Publié le 30 janvier 2026

FRUITS À NOYAU 2025
Une année moins humide, moins favorable aux maladies

L’entre-deux saison pour les fruits à noyaux est l’occasion de faire un bilan sur les pressions maladies et ravageurs de 2025, pour mieux anticiper 2026. La dernière campagne n’a pas été marquée par des grosses pressions phytosanitaires, même si ponctuellement certaines maladies ou ravageurs ont pu se manifester. Nous noterons par exemple quelques remontées de pression lépidoptères en prune sur fin août-début septembre, ou quelques problèmes de tavelure ou encore d’hoplocampe et de puceron vert en AB en prune également. Mais par ailleurs, les pressions monilia, rouille, cloque, acariens, suzukii, cochenilles, cicadelles et d’autres encore ont été plutôt modérées et ont généré peu de dégâts.

Bilan des pressions bio-agresseurs 2025 en fruits à noyau (reflet de la situation générale, des exceptions étant toujours possibles)

 

Une météo moins pluvieuse que 2024

Après une année 2024 très excédentaire en eau ayant généré beaucoup d’asphyxie en fruits à noyau, la pluviométrie est revenue à la normale en 2025, avec un cumul de 673 mm de septembre 2024 à septembre 2025 (la normale de saison étant à 709 mm).

Les gelées printanières ont été peu fréquentes et peu intenses même si quelques protections ont dû être déclenchées par endroits et que quelques variétés de prunier ou de cerisier ont pu être un peu affectées. En revanche c’est en mai et juin qu’on a pu déplorer des aléas climatiques dommageables avec de gros orages de grêle et des dégâts de débordement de ruisseau dans le secteur de Mirabel – L’Honor de Cos.

Côté bio-agresseurs, le printemps plutôt ensoleillé n’a pas perturbé le carpocapse et la tordeuse orientale, et n’a pas favorisé le monilia sur fleurs, la cloque ou la rouille. Les conditions chaudes et sèches de l’été ont aussi pénalisé le monilia sur fruits. Les pressions sanitaires sont donc le résultat d’une année plutôt « défavorable » aux principaux bio-agresseurs des fruits à noyaux.

Marie Dordolo
Chambre d’agriculture 82

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Publié le 22 décembre 2025

VERGERS EN FIN DE VIE : QUELLES SOLUTIONS ?
Démonstrations très attendues

Jeudi 11 décembre dernier, la Chambre d’agriculture 82 organisait une rencontre technique à propos des alternatives au brûlage des arbres en fin de vie. Au programme : présentation d’une fiche technique (à lire en partie ci-contre) intégrant notamment les bénéfices du broyage et une synthèse comparative des coûts et, le plus attendu, des démonstrations de matériel sur un verger en fin de vie au lycée agricole de Capou. Un verger de pruniers japonais qui sera pour moitié broyé et pour l’autre arrachée avec sortie du bois, afin de comparer l’effet du broyage, analyses de sol à l’appui.

Une cinquantaine de personnes, agriculteurs et lycéens, assistait à cette après-midi sur le terrain. « Cela fait 3 ans qu’on travaille sur les alternatives au brûlage » annonçait Marie Dordolo, conseillère arboriculture, et de compléter : « l’idée du broyage, c’est de bénéficier d’une matière organique précieuse », qui part donc en fumée en cas de brûlage. Son collègue Alban Soleau, conseiller d’entreprise sur les questions sol, eau et climat, intervenait à propos du stockage du carbone. Principaux freins, que la Chambre d’agriculture essaye de lever par ce type de rencontre : le temps de préparation du verger, le coût du broyage, les repousses ou encore la faim d’azote. Différents broyeurs étaient vus en direct avec les démonstrations réalisées par l’entreprise Malmon, basée à Lafrançaise. La transformation en plaquettes pour chaudières de grosse capacité était aussi présentée par Alliance Forêts Bois, ainsi qu’un projet de relance de la filière bois, issu de la collaboration entre la fédération des CUMA, Campagnes Vivantes et le syndicat départemental des déchets.

RL

A lire dans notre édition du 19 décembre : un article sur les alternatives au brûlage

Publié le 22 décembre 2025

SYNDICAT DES VINS DES CÔTEAUX DU QUERCY
Adapter le vignoble aux nouveaux enjeux

Réunis en assemblée générale le 10 décembre à Castenau-Montratier sous la présidence de Mathieu Quebre, les vignerons des côteaux du Quercy ont fait le bilan d’une saison 2024/2025 morose. Avec 179 ha revendiqués, l’appellation continue de régresser sous les contraintes du climat et de la demande en berne. La récolte 2024 a été marquée par le gel printanier suivi d’une sécheresse excessive qui ont compromis les rendements. Celle de 2025 pâtit pour sa part des deux épisodes caniculaires de fin juin puis début août. Les récoltes 2024 et 2025 sont donc mauvaises, bien trop faibles pour redonner un peu d’espoir. Parallèlement, la consommation de vin rouge continue de s’effondrer en France, le marché est très morose avec des prix qui ne cessent de se tasser ! Si les vins blancs s’en sortent mieux et les rosés aussi, c’est vers ces deux couleurs qu’il faut désormais entrevoir l’avenir du vignoble.

Modifier le cahier des charges

Les vignerons font le constat que leur cépage principal, le cabernet franc, apparaît très fragilisé, d’abord par sa forte sensibilité aux coups de chaleur puis par son manque de résistance aux maladies du bois. Ils souhaitent donc modifier le cahier des charges de l’appellation pour mettre en avant de nouveaux cépages comme le gamay, le merlot, le cot ou le tannat. Ils veulent aussi simplifier les modalités de la taille et enfin réduire l’assemblage à deux cépages minimum. Mais la sensibilité à la sécheresse reste un problème persistant qui ne trouvera de solution que dans la possibilité d’irriguer les vignes. Face aux coups de chaleur récurrents, cela devient désormais un enjeu majeur pour sauver les récoltes. Toutes ces adaptations exigent l’adoption de modifications du cahier des charges de l’appellation, une démarche qu’a lancée le syndicat en partenariat avec l’INAO.

Promotion et communication

Le syndicat maintient néanmoins son travail de promotion avec ses moyens qui restent limités. Il a organisé sa fête estivale mais la canicule a fait baisser l’affluence et la vente de vin. Il continue de communiquer via les réseaux sociaux et s’implique dans le programme vignoble et découverte en participant à des soirées comme celle de Gandoulès ou le festival des châteaux de Bruniquel. Il bénéficiera en 2026 de la rénovation de l’office de tourisme de Montpezat de Quercy qui intègre un espace muséographique dédié à la polyculture et à la vigne. Le président Mathieu Quebre remerciait tous les partenaires qui le soutiennent, les Chambres d’agriculture, l’IVSO, la communauté des communes du pays midi Quercy.

La Défense Paysanne du Lot