Productions végétales

Colza : Tenez compte de la croissance du colza pour évaluer la nuisibilité du charançon du bourgeon terminal

Les semis de colza ont été difficiles et retardés cette année. Nous observons généralement peu de dégâts du charançon du bourgeon terminal. Le développement des colzas pourra être plus limité dans le contexte de sécheresse de l’automne 2022. Ce ravageur est donc à surveiller !
Depuis 2021, Terres Inovia propose un outil d’aide à la décision sur le déclenchement de la protection du charançon du bourgeon terminal. En effet, le risque est réduit sur un colza suffisamment développé et poussant au cours de l’automne. Ainsi, la prise en compte de l’état de développement du colza et de sa dynamique de croissance sont déterminants dans le déclenchement d’une éventuelle protection. Avant toute intervention, il convient donc d’évaluer la robustesse du colza au moment où le charançon du bourgeon terminal fait son apparition dans les parcelles. Terres Inovia fait le point.
La combinaison de l’état agronomique avec la présence du ravageur permet d’évaluer le risque à la parcelle et de décider de l’intérêt d’une application d’insecticide. la présence du ravageur dans la cuvette jaune n’est pas le seul indicateur à prendre en compte. La règle de décision proposée par Terres Inovia intègre maintenant un risque agronomique qui devra être évalué en cours de campagne par plusieurs indicateurs. L’évaluation de ce risque s’appuie sur des observations simples à réaliser au champ au moment de la prise de décision, début novembre. La biomasse des colzas, la longueur des pivots, le risque de faim d’azote (couleur plus ou moins rougeâtre des plantes) et la zone géographique sont les principaux critères pris en compte dans l’outil.

Ingrid Barrier, Chambre d'agriculture 82 en collaboration avec Quentin Lambert Terres Innovia

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Irrigation : Adoptez la bonne conduite !

La campagne d’irrigation de 2022 a débuté : c’est le moment de sortir vos tuyaux ! L’irrigation est un levier important pour vos systèmes. C’est une sécurité pour les cultures et les exploitations. Afin de mieux appréhender les pratiques d’irrigation, différentes techniques et outils d’aide à la décision (OAD) existent. Cela optimise les apports d’eau selon la météo ou le développement des cultures. Les stations météos avec des sondes tensiométriques ou capacitives sont des outils complets et efficaces dans la prise de décision du pilotage de l’irrigation.

Les sondes sont dans la place
Ces stations donnent deux informations : la quantité d’eau apportée à la parcelle, et celle disponible dans le sol. En croisant ces deux informations, il est possible d’estimer s’il est nécessaire d’apporter un tour d’eau à la parcelle, et la dose à appliquer le cas échéant. La première étape est donc de décider s’il faut apporter un tour d’eau. On regarde le stade cultural de la parcelle, pour estimer les besoin à l’hectare. Selon les relèves des sondes, on sait si les cultures vont faire face à un stress hydrique dans les jours à venir, et donc quand programmer un tour d’eau. En fin de saison, c’est un moyen fiable de savoir quand arrêter l’irrigation. (arrêt trop tôt = perte de qualité ; arrêt trop tard = augmentation des charges sans effet significatif) Même si irriguer est vital pour les cultures, cette pratique ne doit pas devenir un « réflexe », mais bien une réponse proche d’un besoin des plantes. C’est une charge financière qui permet de valoriser et sécuriser ses cultures. Il est donc important de bien les maitriser, afin d’optimiser au maximum le rendement de vos parcelles. Le pluviomètre est quant à lui intéressant pour connaitre la pluie, ou la dose réelle apportée lors d’un tour d’eau. C’est d’une part un moyen de vérifier les performances de votre matériel, mais surtout un moyen d’estimer l’efficacité des pluies. S’il tombe 5mm, on ne considère pas la pluie comme bénéfique aux cultures. Cependant, c’est l’opportunité d’appliquer un tour d’eau rapidement, pour maximiser l’efficacité de l’irrigation.

 

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Thomas Vergé et Lucas Bontempi , Chambre d'agriculture 82

Viticulture Vers de nouvelles variétés

Les viticulteurs des appellations viticoles du Tarn-et-Garonne évoluent régulièrement dans leurs pratiques viticoles afin d’avoir un impact réduit sur l’environnement. C’est dans cette démarche qu’un groupe de plusieurs vignerons issus du Brulhois, de Lavilledieu et des Coteaux-du-Quercy se sont investis dans un projet gouvernemental « groupe 30.000 » afin d’optimiser leurs pratiques écologiques. Ce projet les a amenés à se rendre à l’IFV de l’Isle-sur -Tarn le mercredi 27 juillet 2022 pour une après-midi d’information avec le spécialiste des cépages O.Yobrégat qui est une référence scientifique. Cette rencontre a permis de présenter des variétés qui ont développé des résistances aux deux maladies cryptogamiques les plus courantes pour la vigne : le mildiou et l’oïdium.
Ce type de variété appelé les RESDUR (résistance durable) permettent de diminuer considérablement les traitements pour ces deux maladies. Le programme était chargé et très intéressant. Ils ont pu aborder l’ensemble des sujets les plus importants : les méthodes de sélection, les méthodes culturales, les atouts, les limites, l’impact sur la diminution des traitements, les mécanismes de défense et l’histoire de ces recherches. Suite à l’échange entre l’intervenant et les viticulteurs, une visite du domaine pour visualiser de manière pratique les parcelles de différentes variétés RESDUR. Plusieurs variétés ont été observées comme le Floréal et le Voltis en blanc et le Vidoc et l’Artaban en rouge. A la fin de l’après-midi une dégustation a été organiser afin d’évaluer le potentiel de ces variétés sur les arômes du vin.Deux vins issus de la variété Sirano ont été dégustés en rosé et en rouge. Le rosé a été très apprécié pour sa fraicheur et ses petits fruits rouges. Le côté épicé du rouge a été très bien perçu. Le bilan de cet après-midi est très positif car ces variétés RESDUR sont aujourd’hui un moyen efficace pour diminuer les traitements contre deux maladies importantes pour la vigne.

 

 

Sofiane Alloum ,Chambre d'agriculture 82