Productions végétales
Publié le 2 mars 2026ARBORICULTURE
Taille mécanique ou taille manuelle simplifiée ?
Face aux difficultés pour trouver et fidéliser la main d’oeuvre, certains producteurs du département s’orientent vers la mécanisation, d’autres travaillent sur la simplification et la clarification des consignes et restent sur de la taille manuelle. Deux approches différentes pour un même objectif. La journée taille du 30 janvier organisée par la chambre d’agriculture et CAP EXPE a permis à une cinquantaine de producteurs et techniciens de faire le point sur ces 2 stratégies.
La taille, ou plus exactement la conduite du pommier a beaucoup évolué sur ces 40 dernières années, en lien étroit avec l’évolution des connaissances et des types de vergers.
Des années 1980 aux années 2000, les travaux de Jean-Marie Lespinasse (INRA Bordeaux) sur la fructification du pommier amènent de profonds changements dans la conduite des vergers. Avec un maitre mot : l’équilibre de l’arbre. La taille de renouvellement puis la taille longue sur brindille couronnée, toutes deux basées sur le respect de la physiologie de l’arbre, renvoient aux oubliettes les anciennes tailles courtes de fructification. Et l’axe vertical s’impose par sa simplicité et son respect du port naturel de l’arbre.
Jean-Louis Sagnes, Chambre d’agriculture 82
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Publié le 30 janvier 2026FRUITS À NOYAU 2025
Une année moins humide, moins favorable aux maladies
L’entre-deux saison pour les fruits à noyaux est l’occasion de faire un bilan sur les pressions maladies et ravageurs de 2025, pour mieux anticiper 2026. La dernière campagne n’a pas été marquée par des grosses pressions phytosanitaires, même si ponctuellement certaines maladies ou ravageurs ont pu se manifester. Nous noterons par exemple quelques remontées de pression lépidoptères en prune sur fin août-début septembre, ou quelques problèmes de tavelure ou encore d’hoplocampe et de puceron vert en AB en prune également. Mais par ailleurs, les pressions monilia, rouille, cloque, acariens, suzukii, cochenilles, cicadelles et d’autres encore ont été plutôt modérées et ont généré peu de dégâts.
Bilan des pressions bio-agresseurs 2025 en fruits à noyau (reflet de la situation générale, des exceptions étant toujours possibles)

Une météo moins pluvieuse que 2024
Après une année 2024 très excédentaire en eau ayant généré beaucoup d’asphyxie en fruits à noyau, la pluviométrie est revenue à la normale en 2025, avec un cumul de 673 mm de septembre 2024 à septembre 2025 (la normale de saison étant à 709 mm).
Les gelées printanières ont été peu fréquentes et peu intenses même si quelques protections ont dû être déclenchées par endroits et que quelques variétés de prunier ou de cerisier ont pu être un peu affectées. En revanche c’est en mai et juin qu’on a pu déplorer des aléas climatiques dommageables avec de gros orages de grêle et des dégâts de débordement de ruisseau dans le secteur de Mirabel – L’Honor de Cos.
Côté bio-agresseurs, le printemps plutôt ensoleillé n’a pas perturbé le carpocapse et la tordeuse orientale, et n’a pas favorisé le monilia sur fleurs, la cloque ou la rouille. Les conditions chaudes et sèches de l’été ont aussi pénalisé le monilia sur fruits. Les pressions sanitaires sont donc le résultat d’une année plutôt « défavorable » aux principaux bio-agresseurs des fruits à noyaux.
Marie Dordolo
Chambre d’agriculture 82
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Publié le 22 décembre 2025VERGERS EN FIN DE VIE : QUELLES SOLUTIONS ?
Démonstrations très attendues
Jeudi 11 décembre dernier, la Chambre d’agriculture 82 organisait une rencontre technique à propos des alternatives au brûlage des arbres en fin de vie. Au programme : présentation d’une fiche technique (à lire en partie ci-contre) intégrant notamment les bénéfices du broyage et une synthèse comparative des coûts et, le plus attendu, des démonstrations de matériel sur un verger en fin de vie au lycée agricole de Capou. Un verger de pruniers japonais qui sera pour moitié broyé et pour l’autre arrachée avec sortie du bois, afin de comparer l’effet du broyage, analyses de sol à l’appui.
Une cinquantaine de personnes, agriculteurs et lycéens, assistait à cette après-midi sur le terrain. « Cela fait 3 ans qu’on travaille sur les alternatives au brûlage » annonçait Marie Dordolo, conseillère arboriculture, et de compléter : « l’idée du broyage, c’est de bénéficier d’une matière organique précieuse », qui part donc en fumée en cas de brûlage. Son collègue Alban Soleau, conseiller d’entreprise sur les questions sol, eau et climat, intervenait à propos du stockage du carbone. Principaux freins, que la Chambre d’agriculture essaye de lever par ce type de rencontre : le temps de préparation du verger, le coût du broyage, les repousses ou encore la faim d’azote. Différents broyeurs étaient vus en direct avec les démonstrations réalisées par l’entreprise Malmon, basée à Lafrançaise. La transformation en plaquettes pour chaudières de grosse capacité était aussi présentée par Alliance Forêts Bois, ainsi qu’un projet de relance de la filière bois, issu de la collaboration entre la fédération des CUMA, Campagnes Vivantes et le syndicat départemental des déchets.
RL
A lire dans notre édition du 19 décembre : un article sur les alternatives au brûlage

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