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L'action Agricole

  

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Publié le 27 juillet 2026

AGRICULTURE DE CONSERVATION
Théorie et terrain à Vaïssac

Sur la commune de Vaïssac, une journée co-organisée par le concessionnaire Dupuy, le fabricant Agrisem et la fédération départementale des CUMA de Tarn-et-Garonne proposait aux exploitants d’échanger sur les pratiques en agriculture de conservation, le 9 juillet dernier. Intervention, présentation et démonstration de matériel spécialisé mais aussi observation d’une fosse pédologique au programme.

« Ça, c’est la Rolls-Royce du semis direct » entendait-on à la découverte du matériel exposé. Spécialiste de la conservation des sols, l’entreprise Agrisem, dont le matériel est distribué par le concessionnaire Dupuy, basé à Albias pour le Tarn-et-Garonne, avait sélectionné décompacteurs, fissurateurs, déchaumeurs, strip-till, semoirs à dents ou à disques. Les présentations s’accompagnant du retour d’expérience des utilisateurs, exploitants ou groupes d’exploitants via trois CUMA locales. Outil de décompactage du sol, le « Combiplow 32S » était mis en avant pour son « effet de vague », qui « soulève la terre et la repose ». « Une des premières machines d’Agrisem, qui a fait notre succès » précisait le fabricant. Quant au « Smartplow », il fissure le sol avec un système à pointes décalées provocant un « effet percussion, pied de biche », « qui ne bouleverse quasiment pas le sol » précisait-on. Pour ne travailler que la bande de semis, Etienne, exploitant à Montauban, rapportait son expérience avec le « StripCat », strip-till fabriqué dans le 47. Il l’utilise pour semer le maïs et le tournesol au printemps, souvent dans les couverts, appréciant les économies d’énergie : « Le but c’était ça, économiser du gazoil car c’est localisé ». Intéressant aussi pour ne pas tasser le sol. La CUMA de Saint-Cirq a quant à elle choisi le semoir à dents « TBOSS », elle qui utilisait auparavant un semoir à disques. Les cumistes ont fait ce choix de changement pour faciliter les couverts d’été. « Et en 6 mètres pour s’adapter à toutes les tailles d’exploitations en CUMA » témoignait Jérémy. « C’est très technique mais on peut tout gérer de la cabine » ajoutait-il. Il était aussi question d’échanges sur un modèle de semoir à disques, et de démonstrations en plein champ dans un second temps.

Guillaume Tant, expert de la question

Agronome formé à l’ISARA, école d’ingénieur à Lyon, Guillaume Tant travaille durant une dizaine d’années au Cerfrance Mayenne Sarthe où il met en place une équipe de conseillers en agronomie. En 2023, il fait partie des 3 français lauréats de la bourse « Nuffield », qui donne l’opportunité à des professionnels d’approfondir une problématique agricole en allant à la découverte d’initiatives à l’international. Il parcourt le monde pour répondre à son sujet qui s’articule autour de l’agriculture sans énergies fossiles et la création de valeur ajoutée. Dorénavant à son compte et de retour dans le Sud-Ouest, le Lot-et-Garonnais propose conseils, formations et conférences. « Le but est toujours le même : comment on gagne le mieux sa vie en dépensant le plus intelligemment possible » nous indique l’expert, qui vient d’ailleurs de racheter une ferme lot-et-garonnaise en début d’année.

Elaborer sa stratégie agronomique

Son intervention lors de cette journée tournait autour de la gestion de la fertilité des sols. S’intéresser à la structure du sol, un travail par fissuration est-il nécessaire par exemple ? Adapter ses interventions à la situation de départ donc. Se pencher sur le ré-équilibrage chimique, bien réfléchir ses analyses de sol. Pour la fixation de l’azote, « attention aux oligo-éléments, notamment le bore, le souffre et surtout le molybdène, généralement peu demandés dans les analyses », rapportait-il. Avec les couverts, apporter un maximum de biomasse. Sans oublier d’entretenir la porosité de son sol, avec les racines. Il évoquait aussi la disponibilité des éléments, prenant pour exemple la solubilité du calcium. Il mentionnait deux grands points sur lequel il se penche pour accompagner un agriculteur. Le premier, « en réfléchissant à sa stratégie je vais chercher les 3 blocs : minéraux, biologie, carbone ». Ajoutant « deuxième point à piloter, la photosynthèse ». L’après-midi, le spécialiste commentait un profil pédologique dans le champ d’un agriculteur ayant commencé les couverts d’été depuis 6 ans. « On voit des points noirs de manganèse », en cause les excès d’eau de l’hiver. Ajoutant « L’humidité commence sous la zone du travail du sol. On observe aussi les traces de la présence de vers de terre, qui travaillent les différents horizons. Par contre il y a un manque de microporosité, il faudrait chercher une racine puissante en avril/mai ». Chacun pouvait poser ses questions et bénéficier ainsi de conseils à mettre en pratique.

Raphaëlle Lenoble

 

 

 

 

Publié le 27 juillet 2026

CRISE CLIMATIQUE
Sécheresse, canicule : le préfet constate les dégâts sur le terrain

C’est à Verdun-sur-Garonne que le préfet, les services de l’Etat ainsi que les représentants de la profession agricole se donnaient rendez-vous le 21 juillet pour constater les dégâts de la sécheresse et des récents épisodes caniculaires sur plusieurs productions du Tarn-et-Garonne. La Chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne a dressé un premier bilan chiffré (lire le communiqué dans notre édition du 24 juillet 2026).

C’est l’EARL Lamouroux qui accueillait la rencontre. Sébastien Cauwel, préfet du Tarn-et-Garonne en poste depuis le début du mois de juin, souhaitait par cette visite « discuter ici et maintenant dans un contexte exceptionnel », pour se rendre compte de la situation. « Mon objectif d’ici la fin de l’été est de tester, expérimenter, pour voir ce qui fonctionnerait pour l’an prochain. » annonçait le représentant de l’Etat, s’exclamant « ce qui est hallucinant c’est qu’il y a 4 mois il y avait trop d’eau ici, et là pas une goutte ! ».

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RL

 

Publié le 1er juin 2026

EMPLOI ET FORMATION
4ème round pour le forum des métiers agricoles

Organisé par France Travail, le service emploi du Grand Montauban et l’ANEFA, et « en réponse à un besoin exprimé par les exploitants et les saisonniers », la 4ème édition du forum des métiers agricoles se tenait dans la salle des fêtes du marché gare à Montauban, le 19 mai dernier. Un lieu de rencontre entre employeurs en quête de main d’oeuvre et candidats en recherche d’emploi. « L’année dernière, on a des personnes qui ont travaillé quasiment le lendemain » indique France Travail. Bon nombre d’offres concernait évidemment des postes de saisonniers, néanmoins des propositions d’emplois plus pérennes avaient également leur place.

De nombreux emplois disponibles

Cueillette, conditionnement, ouvrier agricole, tractoriste, agent d’élevage… au total près de 80 offres étaient proposées ce jour, nous informe le responsable d’équipe de France Travail en charge de l’agriculture. Les candidats, avec ou sans expérience dans le milieu agricole, se prêtaient au jeu des speed-datings avec les exploitants, coopératives, banques… ou encore des intermédiaires de l’emploi tels que l’ANEFA, des structures d’insertion par le travail ou groupements d’employeurs. Six postes étaient par exemple à pourvoir via « Agri relais 82 », pour le ramassage de l’ail et de l’échalotte du côté de Montalzat. Huit autres pour de la récolte de fruits sur l’Honor-de-Cos. Mais aussi un CDI à Lafrançaise, pour deux exploitations en élevage caprin. LIDEA affichait des postes d’ouvriers avec des missions « plus ou moins longues, notamment pour cet été », recrutés majoritairement par intérim. Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées confiait : « On participe chaque année à ce forum, en tant qu’acteur proche du territoire. Nous embauchons régulièrement en CDI sur les 4 départements, Aveyron, Lot, Tarn et Tarn-et-Garonne, des con-seillers, gestionnaires de portefeuilles, responsables de marché agricole…» .
Luc Quercy, producteur de pommes et kiwis à Montauban, cherchait à compléter son équipe avec 10 places à pourvoir pour la cueillette, « et au moins 5 ou 6 pour le conditionnement ». Précisant : « Je fais le forum tous les ans. Cette année je suis agréablement surpris pour le conditionnement, j’ai quatre CV avec un bon potentiel. ». Personne de retenu pour la récolte par contre, faute de mobilité ou face à des candidats mineurs, pour lesquels les conditions de travail, notamment le nombre d’heures hebdomadaires, sont plus contraignantes pour l’exploitant.

De l’accompagnement

Une des problématiques pour l’embauche de saisonniers : le logement, selon l’accueil possible ou non sur l’exploitation. « Action logement » présentait ses activités. La structure peut, entre autres, aider un saisonnier à trouver une location, subventionner, sous conditions, une partie du loyer, ou encore se porter garant. « C’est aussi important d’être ici car on rencontre des entreprises qu’on ne connait pas. » rapportait-on sur le stand.

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Raphaëlle Lenoble

 

Publié le 2 mars 2026

ARBORICULTURE
Taille mécanique ou taille manuelle simplifiée ?

Face aux difficultés pour trouver et fidéliser la main d’oeuvre, certains producteurs du département s’orientent vers la mécanisation, d’autres travaillent sur la simplification et la clarification des consignes et restent sur de la taille manuelle. Deux approches différentes pour un même objectif. La journée taille du 30 janvier organisée par la chambre d’agriculture et CAP EXPE a permis à une cinquantaine de producteurs et techniciens de faire le point sur ces 2 stratégies.

La taille, ou plus exactement la conduite du pommier a beaucoup évolué sur ces 40 dernières années, en lien étroit avec l’évolution des connaissances et des types de vergers.

Des années 1980 aux années 2000, les travaux de Jean-Marie Lespinasse (INRA Bordeaux) sur la fructification du pommier amènent de profonds changements dans la conduite des vergers. Avec un maitre mot : l’équilibre de l’arbre. La taille de renouvellement puis la taille longue sur brindille couronnée, toutes deux basées sur le respect de la physiologie de l’arbre, renvoient aux oubliettes les anciennes tailles courtes de fructification. Et l’axe vertical s’impose par sa simplicité et son respect du port naturel de l’arbre.

Jean-Louis Sagnes, Chambre d’agriculture 82

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