Elevage

 

 Première rencontre du GIEE Prairies Pour des prairies productives et pérennes

La Chambre d'Agriculture accompagne un groupe d'éleveurs dans le cadre de l'émergence d'un GIEE autour de l'autonomie fourragère. Une première rencontre rassemblant une dizaine de participants a eu lieu le 24 Juin à Lacapelle Livron. Ces éleveurs, d'horizons géographiques variés, ont des systèmes de production très diversifiés.
Ces premiers échanges furent très constructifs autour d'une volonté commune de conserver des prairies productives et pérennes et de mettre en place des mélanges d'espèces adaptés à chaque situation ainsi qu'aux contraintes climatiques. A ce titre, l'outil Capflor proposé par l'INRAE, sera testé pour concevoir ces nouvelles prairies en tenant compte de leur usage principal (fauche ou pâture), de la précocité des espèces et de la caractéristique des sols (pH, humidité, fertilité).
Lors du tour de table, chacun a pu exprimer ses attentes. Quelques problématiques communes sont ressorties : comment pérenniser ses prairies, gagner en autonomie protéique, optimiser son pâturage, réduire la mécanisation et les charges, assurer le rendement des premières coupes... D'autres idées ont également été partagées comme l'introduction d'espèces végétales ayant un rôle dans le contrôle du parasitisme (présence de tanins), les techniques de sur-semis sur prairies naturelles, la difficulté de l'approvisionnement en semences fourragères.
A partir de ces constats, les participants souhaitent mettre en place des expérimentions : La récolte de graines fourragères issues de prairies locales, pérennes et régulières en production pour réaliser dès l'automne le sur-semis de prairies dégradées. Le semis de mélanges type Capflor en fauche et en pâture et le suivi quantitatif et qualitatif de la production de ces prairies. Tous prévoient de se retrouver dès l'automne pour un retour d'expérience, l'objectif commun étant de pérenniser la ressource fourragère au sein des systèmes d'élevage du département.

Article écrit par A. Gangneron CA82

 

 La néosporose : à surveiller

La Néosporose est due à un parasite microscopique appelé Neospora caninum. Chez les bovins elle se manifeste principalement par des avortements. En France on estime à environ 6% la proportion de vaches infectées. Ce parasite persiste à vie chez les femelles infectées.

Symptômes
On lui attribue aujourd’hui entre 10 et 25 % des avortements qui surviennent à n’importe quel stade de la gestation. Le même animal peut avorter plusieurs fois de suite. Au-delà de ces avortements la Néosporose peut provoquer des troubles neurologiques, faiblesse et mortalité chez les veaux nouveaux nés.

Transmission
Le point de départ de la contamination du cheptel est le plus souvent l’introduction d’un animal positif. Les bovins se contaminent de deux façons différentes soit par la consommation de matières fécales d’un chien infecté (transmission horizontale), soit avant même leur naissance par voie transplacentaire en étant le descendant d’une mère positive (transmission verticale). Le parasite ne se transmet pas par le lait et le colostrum. Chez le taureau les résultats ne montrent toujours pas un risque de transmission de la Néosporose. Mais une baisse de la fertilité est associée à la séropositivité.

 

 

 Bien être animal en élevage :
 Installation de la cellule départementale opérationnelle

Le 18 mars 2021 et en présence des acteurs concernés, la préfète de Tarn-et-Garonne a signé la charte de fonctionnement de la cellule départementale opérationnelle pour le bien-être animal en élevage. Cette cellule, dont l’animation est assurée par l’ALMA (Association de Lutte contre les Maladies Animales - groupement de défense sanitaire de Tarn-et-Garonne), regroupe l’ensemble des acteurs de premier niveau en matière de bien-être animal : • la Chambre d’agriculture, • la MSA (Mutualité sociale agricole),
• le GTV (Groupement technique vétérinaire),
• les services de l’État, à travers la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations). Cette cellule a pour mission essentielle de prévenir les situations critiques en matière de protection animale en élevage en usant de plusieurs leviers : Les différents acteurs de l’élevage disposent d’indicateurs permettant de surveiller l’apparition de phénomènes anormaux. La présence des acteurs sur le terrain dans les élevages permet d’assurer une veille et de détecter des signaux faibles et précoces, La mise en commun les informations et, au besoin, la réalisation d’un diagnostic technico-économique ce qui permettra d’avoir une vision réelle et partagée des situations, Un plan d’actions pourra être déterminé pour chaque éleveur, qui sera accompagné, Un suivi régulier sera réalisé jusqu’à retour à une situation normale. Cet accompagnement individualisé ne peut se faire qu’avec le consentement des éleveurs concernés.

Communiqué Préfecture